La création de Territoires inimaginaires s’est appuyée sur la création d’un personnage qui est apparu dès le départ comme une véritable nécessité, une évidence.
Sa personnalité et son vocabulaire gestuel se sont façonnés progressivement au cours des heures passées sur le fil.
Et toujours en complicité avec la musique et le musicien avec qui s'instaure un jeu d'interactions permanentes, au point où l'on se demande qui suit l'autre, à moins que ce ne soit la rencontre avec le public qui détermine l'ensemble...
Voyageur solitaire à l’âme vagabonde, il poursuit sa marche...
Face à ses rêves et à ses limites, il demeure joueur, curieux, rêveur,
souvent malicieux, toujours très spontané
A l’orée du déséquilibre
Tour à tour indécis ou téméraire, attiré ou repoussé
Il suit le mouvement logique de ses ambivalences et de ses contradictions
Il aime danser dans l’inconnu de sa réalité
L’écriture de la partition pour le fil , tout comme celle de la musique, sont en relation constante avec l’élément «fil».
Son vocabulaire gestuel d’inspiration quotidienne et chorégraphique s’appuie sur les caractéristiques inhérentes au fil, se servant des mouvements propres à l’équilibration, et des déséquilibres, comme des moyens d’expression.
Tout est construit, dans ses mouvements, dans l’architecture du corps, dans son état d’esprit, en fonction du fil.
L’exploit trouve une justification dans sa propre personnalité, sans jamais être le but premier, mais s’imposant à lui par cette donnée immuable qui consiste à vivre sur un fil.